Des conseils de terrain, par notre équipe
Informations utiles pour vos projets et l'entretien de vos aménagements.
Toujours appeler Info-Excavation avant de creuser
Avant tout travail, appelez le 1-800-663-9228 pour localiser les conduites souterraines. Gratuit, rapide et obligatoire au Québec.
La pente minimale pour bien drainer
Le terrain doit s'éloigner de la fondation d'au moins 2% sur les 3 premiers mètres (environ 6 cm). En dessous, l'eau s'accumule et cause des infiltrations.
La compaction : invisible mais cruciale
Un sol mal compacté = affaissement dans 2-3 ans. Nous compactons par couches de 20 cm maximum avec un rouleau vibrant. Votre pavé ne bougera pas.
Les premiers jours, laissez les joints prendre
Évitez de marcher sur le pavé pendant 24 heures et de stationner un véhicule pendant 48 à 72 heures. Le sable polymère a besoin de ce temps pour durcir. Ne lavez pas non plus les premiers jours.
Entretien courant, simple et doux
Balayez régulièrement les feuilles et débris. Pour laver : eau et savon doux suffisent. Évitez l'eau de Javel ou l'acide. Laveuse à pression : gardez la buse à bonne distance, jamais dans les joints. Taches d'huile : nettoyez rapidement avant que ça pénètre.
Les mauvaises herbes
Le sable polymère bloque la grande majorité des mauvaises herbes. S'il en pousse une ici et là, arrachez-la ou versez de l'eau bouillante. Évitez les herbicides forts directement dans les joints.
Le scellant, protégez votre investissement
Un scellant repousse les taches, résiste au gel-dégel et aux UV, réduit la mousse et ravive la couleur. À refaire aux 2 à 5 ans. Signe qu'il est temps : l'eau ne perle plus, les taches pénètrent vite, la couleur est estompée. C'est un service qu'on offre, appelez-nous !
Un pavé qui gonfle ou qui s'affaisse
Un bombement l'hiver ou un creux qui garde une flaque, ce n'est presque jamais le pavé lui-même, c'est la fondation ou le drainage en dessous. La bonne nouvelle : ça se répare sans tout casser. On retire la section touchée, on refait la base et on repose les mêmes pavés. Agissez tôt, un petit creux devient une grande section.
Le déneigement et le sel
Le sel de déglaçage est ce qu'il y a de pire pour un pavé, surtout la première année. Il attaque la surface et accélère l'écaillage. Utilisez plutôt du sable ou un abrasif, et une pelle à lame de plastique ou de caoutchouc plutôt que du métal. Si vous devez absolument dégeler, faites-le au minimum et rincez au printemps.
Les taches : le temps joue contre vous
Les feuilles mouillées laissent des taches de tanin, les meubles de patio laissent de la rouille, l'huile pénètre vite. Presque tout part si on s'en occupe dans les jours qui suivent. Un nettoyant conçu pour le pavé fait le travail, jamais d'acide ni d'eau de Javel, ça décolore la pierre de façon permanente.
Les bordures, le détail qui tient tout
Si les pavés du pourtour commencent à s'écarter ou à bouger, c'est la restriction de bordure qui a lâché, pas les pavés. Un pavé sans bordure solide s'ouvre tranquillement vers l'extérieur, et une fois que ça commence, ça se propage vers le centre. C'est une réparation simple si on la fait tôt.
Vos travaux sont garantis 1 an. Une question ou un doute ? N'hésitez jamais à nous appeler, on est là pour que vous soyez pleinement satisfait. 514 775-1988
Un pavé, c'est un système en couches. Chaque couche a un rôle. Si une couche est mal faite, tout le pavé en souffre. Suis les 8 étapes dans l'ordre et ton pavé reste beau 20 ans.
L'excavation
Creuse assez profond pour toutes les couches : épaisseur du pavé + 1 po (lit) + fondation. Fondation : ~4 po pour un patio, ~6 à 8 po pour une entrée d'auto.
Donne une pente de 2 % qui s'éloigne TOUJOURS de la maison. Pas de pente, l'eau gèle et lève le pavé.
Le géotextile
Déroule la membrane géotextile sur tout le fond de l'excavation. Chevauche les bandes de ~12 po et remonte un peu sur les côtés. Ça empêche la pierre de se mélanger au sol et bloque les mauvaises herbes par le dessous.
La fondation, pierre 0-3/4
C'est la couche la plus importante. Étends la pierre par couches minces de 2 à 3 po. Compacte chaque couche à la plaque vibrante avant d'ajouter la suivante. Vérifie le niveau et la pente au fur et à mesure.
Test : tu dois pouvoir marcher dessus sans laisser d'empreinte.
Le lit de pose, poussière de pierre
Étends environ 1 po de poussière de pierre sur la fondation. Utilise deux tuyaux comme rails et tire une règle droite dessus pour un lit parfaitement égal (technique du screed). Retire les tuyaux et remplis les traces.
Important : ne compacte PAS le lit de pose avant de poser les pavés. Il doit rester meuble.
La pose des pavés
Commence d'un côté droit (bordure ou mur) et avance vers l'extérieur. Travaille en marchant sur les pavés déjà posés, jamais sur le lit de pose. Garde le patron régulier et des joints serrés et égaux (~1/8 po). Assois chaque pavé avec un petit coup de maillet de caoutchouc.
Les bordures (restrictions)
Installe des bordures (plastique de retenue, béton, ou pavés de rive) tout le tour. Fixe-les solidement avec des piquets. Sans bordure, le pavé s'écarte tranquillement avec le temps et les joints s'ouvrent.
La compaction finale
Passe la plaque vibrante sur les pavés pour les asseoir dans le lit et tout égaliser. Toujours avec un tapis de protection (caoutchouc) sous la plaque, sinon tu marques ou fends les pavés. Fais 2 passes dans des directions croisées.
Les joints au sable polymère
Pavé SEC par temps sec. Remplis bien les joints, compacte, re-remplis. Souffle TOUT l'excédent à la souffleuse. Active à la brume légère, plusieurs passes douces, jamais un gros jet. Un joint à moitié plein craque au premier hiver.
La règle d'or : la base fait 80 % du travail. Un beau pavé sur une mauvaise base va bouger et fissurer. Prends ton temps sur les couches du bas, c'est là que se joue si le pavé reste beau 20 ans ou 2 ans.
L'eau, c'est l'ennemi numéro un d'un terrain et d'une fondation. Le problème, c'est qu'on l'ignore souvent jusqu'à ce que ça coûte cher. Voici 5 signes que votre terrain a besoin d'un coup de main.
Des flaques qui restent longtemps après la pluie
Si l'eau prend plus de 24 h à disparaître à un endroit, c'est que le terrain ne draine pas, souvent un problème de pente ou de sol compacté.
Un sous-sol ou un solage humide
De l'eau qui s'infiltre, un mur de fondation qui suinte, une odeur d'humidité : l'eau de surface se dirige vers votre maison au lieu de s'en éloigner.
Du gazon spongieux ou qui jaunit par plaques
Un sol détrempé étouffe les racines. Si une zone reste molle et fait « squish » sous le pied, l'eau stagne en dessous.
De la terre qui érode ou des rigoles
L'eau qui coule toujours au même endroit creuse des sillons : signe qu'elle n'est pas dirigée comme il faut.
De la glace qui s'accumule au même endroit l'hiver
L'eau mal drainée gèle, soulève le pavé et rend les accès dangereux.
Si ça se répète chaque hiver au même coin, c'est un problème de drainage, pas de chance.
Commencez par vos gouttières
Avant de parler de gros travaux : une descente de gouttière qui déverse au pied du solage envoie des centaines de gallons directement contre votre fondation à chaque grosse pluie. Une rallonge qui porte l'eau à 6 pieds ou plus de la maison règle une bonne partie des problèmes d'humidité, pour presque rien.
La pente autour de la maison
Le sol devrait descendre d'environ 6 pouces sur les 10 premiers pieds à partir de la fondation. Avec les années, le remblai se tasse et la pente finit par s'inverser sans qu'on s'en aperçoive. Un simple ajout de terre bien profilé, avant que l'eau ait fait des dégâts, coûte une fraction du prix d'un sous-sol à assécher.
Drain français et puits de rétention, ce n'est pas la même chose
Le drain français capte l'eau et la conduit ailleurs. Le puits de rétention reçoit l'eau et la laisse s'infiltrer tranquillement dans le sol. Sur bien des terrains, la bonne solution est les deux ensemble : on capte, on transporte, puis on infiltre loin de la maison. Un entrepreneur qui propose la même solution à tout le monde ne regarde pas votre terrain.
Ne réglez pas votre problème chez le voisin
Le Code civil du Québec prévoit qu'un terrain plus bas doit recevoir l'eau qui coule naturellement du terrain plus haut, mais que le propriétaire du terrain plus haut ne peut pas aggraver la situation. Une solution qui pousse votre eau chez le voisin, c'est une chicane qui s'en vient. On dirige l'eau vers la rue, un fossé, ou un puits sur votre propre terrain.
La solution : on règle la cause, pas juste le symptôme. Correction de pente, drain français, puits de rétention pour capter et filtrer l'eau loin de la fondation. Chez Altitude Services, nos travaux de drainage sont garantis par écrit : si l'eau revient, on revient.
Un doute? Appelez directement au proprio : 514 775-1988
Un terrain, une entrée ou un drainage, c'est un investissement. La différence entre une job faite une fois et une job à recommencer dans deux ans, c'est souvent l'entrepreneur. Voici 5 questions qui séparent les pros des « à-peu-près ».
« Êtes-vous assuré, et pour combien? »
Un vrai entrepreneur a une assurance responsabilité civile (la nôtre est de 2 M$). Sans ça, si quelque chose brise, c'est vous qui payez.
« Offrez-vous une garantie écrite? »
Une garantie verbale ne vaut rien. Demandez-la par écrit, dans la soumission. Nous garantissons nos travaux 1 an, noir sur blanc.
« Comment préparez-vous la base? »
C'est LE point. Une base compactée par couches, avec geotextile et pierre, c'est ce qui fait qu'un pavé ou une entrée reste de niveau 20 ans. Si on vous parle juste de la surface, méfiez-vous.
Un entrepreneur sérieux explique sa base sans hésiter.
« Votre soumission est-elle détaillée? »
Un bon entrepreneur détaille chaque poste, les quantités et les inclusions. Pas de gros chiffre unique, pas de surprise en cours de route.
« Faites-vous le travail vous-même? »
Chez nous, c'est le propriétaire qui est sur le chantier, pas un sous-traitant que vous ne connaissez pas. Vous savez qui fait votre job.
Le moins cher n'est presque jamais le meilleur deal. Cherchez quelqu'un de transparent, assuré et fier de son travail.
On répond à ces 5 questions sans détour. Parlez directement au proprio : 514 775-1988
Une tranchée, pas des trous
Creusez une tranchée continue de 60 cm de largeur sur 15 à 20 cm de profondeur sur toute la ligne de la haie. Une tranchée vaut bien mieux que des trous individuels : les racines circulent d'un plant à l'autre et la haie s'installe plus vite.
Détremper la tranchée avant de planter
Arrosez la tranchée abondamment, puis laissez l'eau se drainer un peu avant de déposer les arbres. Un sol déjà humide en profondeur évite que la motte pompe toute l'eau des premiers arrosages.
Mycorhizes et engrais transplanteur
Déposez une petite poignée de mycorhizes et une d'engrais transplanteur par arbre au fond de la tranchée, en suivant le mode d'emploi. Les mycorhizes se greffent aux racines et augmentent beaucoup leur capacité à capter l'eau et les minéraux.
Sortir la motte sans la casser
Inclinez le contenant et pétrissez doucement son pourtour pour décoller la motte, puis retirez l'arbre. Ne défaites jamais la motte et n'arrachez pas les racines : un cèdre transplanté brutalement peut mettre deux ans à repartir.
La hauteur du collet, le détail qui tue
Le collet, soit la base du tronc, doit arriver au même niveau que le sol. Si votre terrain draine mal, placez-le légèrement plus haut. Un collet enterré trop creux étouffe l'arbre et le fait jaunir.
Remblayer avec la bonne terre
Si la terre retirée est correcte, ni trop argileuse ni trop sablonneuse, réutilisez-la. Tassez avec les bottes en dégageant bien le tronc. Sinon, mélangez-la avec de la terre à jardin pour l'alléger.
Le premier arrosage
Arrosez abondamment au sol après la plantation, sans mouiller le feuillage. Un boyau d'arrosage perforé déposé au pied de la haie rend l'irrigation beaucoup plus simple pour la suite.
Le paillis, facultatif et à surveiller
Une couche de 5 à 8 cm de paillis conserve l'humidité, mais elle ne doit jamais toucher le tronc. Si votre sol draine mal, sautez le paillis : il garderait trop d'eau autour des racines.
Protéger du vent la première année
Une haie exposée au vent se déchausse. Attachez les cèdres à une clôture ou à des tuteurs avec une corde durant toute la première année suivant la plantation.
Passer l'hiver sans dommage
Si vos cèdres subissent de grands vents ou des accumulations de neige, installez une protection en jute ou en géotextile. C'est ce qui évite les branches cassées et le feuillage brûlé au printemps.
Arroser la première année
Une à deux fois par semaine selon votre type de sol. N'arrosez surtout pas tous les jours : un ou deux bons arrosages en profondeur, en laissant la terre sécher entre les deux, valent bien mieux qu'un filet d'eau quotidien qui pourrit les racines.
À partir de la deuxième année
Arrosez seulement lors des périodes de grande sécheresse. À l'automne, donnez un ou deux arrosages abondants avant le gel : les cèdres emmagasinent cette réserve et évitent que leur feuillage sèche durant l'hiver.
Tondez haut, c'est la règle numéro un
La hauteur change tout. Visez 7 à 10 cm l'été, jamais moins de 8 cm en canicule, et redescendez à 3 cm à la dernière tonte d'automne seulement. Une herbe haute fait des racines profondes, garde le sol frais et étouffe les mauvaises herbes avant qu'elles lèvent. C'est gratuit et c'est ce qui donne le plus de résultat.
Jamais plus du tiers de la hauteur d'un coup
Si votre gazon a 12 cm, ne descendez pas sous 8 cm. Couper trop court d'un seul coup stresse la plante, qui brûle ses réserves à repousser des feuilles au lieu de nourrir ses racines. Mieux vaut tondre plus souvent, moins court.
Une lame affûtée, deux fois par saison
Une lame émoussée déchire le brin au lieu de le trancher. Le bout blanchit, sèche et devient une porte d'entrée pour les maladies. Faites affûter au printemps et à la mi-été, ça paraît en une semaine.
Beaucoup d'eau, rarement
Environ 2,5 cm d'eau par semaine, pluie comprise, en un ou deux arrosages. Un petit arrosage quotidien garde les racines en surface et rend le gazon fragile dès la première sécheresse. Arrosez le matin, jamais le soir, sinon l'humidité qui traîne la nuit invite les champignons.
Le truc de la boîte de conserve
Pour savoir combien votre arroseur donne vraiment, posez une boîte de conserve vide sur le gazon et chronométrez le temps qu'elle prend à contenir 2,5 cm d'eau. Vous saurez exactement combien de minutes arroser. La plupart des gens arrosent deux fois moins qu'ils pensent.
Laissez le gazon coupé au sol
L'herbicyclage remet jusqu'au tiers de l'azote dont votre pelouse a besoin, gratuitement. Le gazon coupé ne cause pas de chaume, c'est un mythe : il se décompose en quelques jours. Passez la tondeuse sans le sac, tout simplement.
Broyez vos feuilles au lieu de les ramasser
Passez la tondeuse sur les feuilles d'automne pour les réduire en confettis. Elles nourrissent le sol tout l'hiver et améliorent la structure. Ramassez seulement s'il y a une couche épaisse qui étouffe complètement l'herbe.
Fertilisez deux à trois fois, aux bons moments
Une application en mai, une en juin, puis un engrais d'automne riche en potassium en septembre. C'est celui d'automne qui compte le plus : il ne fait pas pousser les feuilles, il bâtit les racines qui vont passer l'hiver.
L'automne bat le printemps pour semer
Le début septembre est la meilleure période pour sursemer au Québec. Le sol est encore chaud, les nuits sont fraîches, il pleut plus souvent et la digitaire ne compétitionne plus. Un semis de printemps demande un arrosage constant et se fait souvent envahir.
Aérez si le sol est compacté
Une aération par carottage une fois par an, idéalement au printemps ou tôt en automne, redonne de l'air aux racines. C'est particulièrement utile près des entrées et là où on marche tout le temps. Enchaînez avec un terreautage de deux pelletées de compost par mètre carré et un sursemis, les trois vont ensemble.
Les vers blancs : le timing est tout
Signes : plaques jaunes en août, gazon qui se soulève comme un tapis, moufettes et ratons qui creusent. Les nématodes s'appliquent de la mi-août au début septembre, jamais au printemps où le sol est trop froid pour qu'ils survivent. Appliquez par temps nuageux, arrosez avant et après, et gardez le sol humide 10 jours. Attendez-vous à réduire les dégâts de 30 à 40 %, pas à tout régler.
Le meilleur traitement contre les vers blancs, c'est la tonte haute
Les hannetons pondent dans le gazon court et dégagé. Une pelouse maintenue à 8 à 10 cm, dense et bien enracinée, est beaucoup moins attirante pour la ponte et encaisse mieux les dégâts. Ajouter du trèfle dans le mélange aide aussi.
Ce qui est permis au Québec a changé
Depuis juillet 2025, le Code de gestion des pesticides interdit plus de produits qu'avant, et pas seulement sur la pelouse : plates-bandes, haies et jardins sont visés. Plusieurs insecticides à base de pyréthrines sont maintenant hors circuit pour le résidentiel. Restent permis le Bt, la terre diatomée, les savons insecticides et les huiles horticoles. Votre municipalité peut être plus sévère, vérifiez avant d'acheter quoi que ce soit.
Préparez l'hiver en novembre
Dernière tonte courte, à 3 cm, pour éviter que l'herbe couchée sous la neige développe la moisissure nivéale. Ramassez ce qui traîne, et surtout évitez d'empiler la neige salée de l'entrée sur le gazon : le sel brûle les racines et vous le verrez au printemps en bandes jaunes le long du pavé.
Les dégâts de sel se réparent
Si des bandes jaunes apparaissent le long de l'entrée au printemps, arrosez abondamment pour lessiver le sel, puis ajoutez du gypse et resemez. Pour l'hiver suivant, changez de fondant ou installez une bordure qui dirige la fonte ailleurs.
Un gazon parfait n'est pas l'objectif
Un peu de trèfle fixe l'azote et reste vert en sécheresse. Une pelouse composée de plusieurs espèces résiste bien mieux qu'un tapis d'une seule variété : si un ravageur ou une maladie frappe, il ne rase pas tout. Visez une pelouse en santé, pas un terrain de golf.
Le sursemis de fin d'été, l'arme secrète
De la fin août à la mi-septembre, le sol est encore chaud, les nuits sont fraîches et les mauvaises herbes ralentissent. C'est le meilleur moment de l'année pour sursemer : on répand de la semence sur le gazon existant avec une mince couche de terreau, et on garde humide deux à trois semaines. C'est ce qui épaissit une pelouse clairsemée, plus que n'importe quel engrais.
À l'ombre, changez de semence et d'attentes
Sous les arbres, ce n'est pas une question d'effort, c'est une question de lumière. Prenez un mélange à l'ombre, à base de fétuques, tondez encore plus haut, arrosez moins souvent et fertilisez moins. Sous un gros érable mature, il arrive que rien ne pousse : du paillis ou un couvre-sol donne un bien meilleur résultat que de se battre chaque année.
Réparer une plaque morte, sans poser de tourbe
Grattez la vieille matière morte, ameublissez le sol sur 2 pouces, ajoutez du terreau, semez, tassez légèrement et gardez humide deux à trois semaines. Pour de petites zones, c'est bien moins cher que la tourbe et le résultat se fond avec le reste de la pelouse au lieu de faire une pièce visible.
Un mur de soutènement, ce n'est pas une décoration, c'est une structure qui retient des tonnes de terre. Ce qui le tient debout, ce n'est pas le bloc qu'on voit, c'est ce qu'il y a derrière et en dessous. Voici pourquoi un mur bien bâti et bien drainé dure des décennies, et pourquoi un mur bâclé commence à bomber au bout de deux ou trois hivers.
L'eau, c'est ce qui tue les murs
Un mur de soutènement ne tombe presque jamais parce que les blocs ont lâché. Il tombe parce que l'eau s'est accumulée derrière. Une terre saturée pèse et pousse beaucoup plus fort qu'une terre sèche, et l'hiver cette eau gèle et prend de l'expansion. La mauvaise gestion de l'eau arrive en tête des causes de défaillance recensées par la NCMA, l'organisme nord-américain de référence pour les murs en blocs.
Le remblai : de la pierre nette, jamais de la terre
Derrière le mur, il faut au minimum 12 pouces de pierre nette 3/4, lavée, sans poussière de pierre. La terre et l'argile agissent comme une éponge, elles retiennent l'eau au lieu de la laisser descendre. La NCMA écarte formellement les sols argileux et organiques comme remblai derrière un mur. Si quelqu'un remblaie votre mur avec la terre sortie de l'excavation, il vous vend un problème.
Le drain doit sortir quelque part
Un drain perforé de 4 pouces à la base du mur, posé dans la pierre nette, avec une pente d'au moins 2 % et une sortie réelle : à l'air libre au point bas, dans un fossé ou raccordé à un réseau existant. Un tuyau enterré qui ne débouche nulle part ne draine rien, il stocke de l'eau.
Le géotextile, la pièce qu'on ne voit jamais
La membrane géotextile sépare la terre naturelle de la pierre nette. Sans elle, les fines particules de terre migrent dans la pierre et la colmatent en quelques années. Le mur perd son drainage sans que rien ne paraisse en surface, et il commence à pousser. C'est quelques dollars du pied carré qui décident si le mur dure 10 ans ou 40 ans.
La fondation et le premier rang
Un lit de pierre 0-3/4 compactée d'au moins 6 pouces d'épaisseur, plus large que le bloc de 6 pouces de chaque côté. Le premier rang doit être enfoui du plus grand des deux : 6 à 8 pouces, ou le dixième de la hauteur totale. Un mur de 8 pieds a donc au moins 10 pouces sous terre. Un mur posé sur le gazon, c'est un mur qui va basculer.
La compaction, par couches de 8 pouces
On remblaie et on compacte par couches de 8 pouces maximum. Plus épais, la plaque ne descend pas jusqu'au fond et le sol continue de se tasser après coup. Autre détail que peu de monde respecte : pas de machinerie lourde à moins de 3 pieds des blocs, sinon on pousse le mur vers l'avant pendant qu'on le construit.
La géogrille, quand le mur prend de la hauteur
Au-delà d'environ 3 à 4 pieds, le poids des blocs ne suffit plus, il faut des nappes de géogrille ancrées dans le remblai qui transforment la terre en bloc de masse. Longueur d'au moins 60 % de la hauteur du mur et jamais moins de 4 pieds. Selon le modèle de bloc, le seuil peut commencer plus bas que 3 pieds, c'est écrit dans la charte du fabricant.
Le gel : ce n'est pas la profondeur qui protège, c'est l'absence d'eau
On entend souvent qu'un muret doit descendre sous la ligne de gel comme une fondation de maison. C'est faux pour un mur en blocs. Un mur segmentaire est un ouvrage flexible, conçu pour tolérer de légers mouvements. Aucun guide de fabricant ne demande de descendre à 4 ou 5 pieds. Ce qui protège du gel, c'est un remblai non gélif et drainé : pas d'eau, pas de lentille de glace, pas de poussée.
Les signes qu'un mur est en train de lâcher
Chaque défaut raconte sa cause. Un bombement au milieu du mur : manque de géogrille ou pression d'eau. Un basculement uniforme vers l'avant : fondation ou enfouissement insuffisant. Un bout qui s'affaisse : tassement localisé sous la base. De l'eau qui suinte à travers les blocs ou des dépôts blanchâtres : le drainage est bouché. Un creux qui se forme derrière le mur : les fines s'en vont, il manquait le géotextile.
Le permis, et la question de l'ingénieur
À Laval, tous les murs de soutènement demandent un certificat d'autorisation, peu importe la hauteur, et à partir de 1,8 m la Ville exige des plans signés et scellés par un ingénieur ainsi qu'un mandat de surveillance de chantier. D'une ville à l'autre, ça change beaucoup : Boisbriand n'exige aucun permis, Saint-Jérôme demande une attestation d'ingénieur au-delà de 1,5 m. L'Ordre des ingénieurs du Québec précise par ailleurs que ce n'est pas la hauteur qui détermine si la Loi sur les ingénieurs s'applique, mais la nature de l'ouvrage. Les règlements changent, on valide toujours avec la Ville avant de commencer.
Réparer ou refaire, il faut être honnête
La valeur d'un mur n'est pas dans les blocs, elle est dans l'excavation, la pierre nette, le drain et le travail. Si un mur bombe parce que le drainage a été négligé, il faut le démonter, sortir le remblai fautif et refaire la structure. Une vraie « réparation » de mur bombé, techniquement, c'est une reconstruction. Seuls les défauts cosmétiques ou un tassement très localisé se reprennent en partie. On vous le dira franchement plutôt que de vous vendre un placage.
Notre façon de faire : pierre nette et drain à la base, géotextile, compaction par couches, géogrille quand la hauteur le demande. Et on vous montre ce qui s'en va derrière le mur avant de remblayer, parce qu'après, plus personne ne peut vérifier. Travaux garantis 1 an.
On ne fait pas les plans d'ingénieur, mais on bâtit selon les règles de l'art et on vous dit tout de suite quand un projet en demande un. 514 775-1988